mardi 22 mai 2018

L’arrivée de Miniso au Canada, une menace pour Dollarama?


La chaîne chinoise Miniso est arrivée au Canada il y a environ un an, soit en mai 2017, à Vancouver, et elle compte déjà environ 30 magasins au moment d’écrire ces lignes. Miniso Canada prévoit ouvrir jusqu’à 500 magasins au Canada au cours des prochaines années, et 100 déjà avant la fin de 2018.

Selon le site Internet de l’entreprise, Miniso avait des ventes mondiales de 1,8 milliard de dollars canadiens en 2016 (ce qui ferait des ventes moyennes par magasin de l’ordre de 1,2 million $ dans le monde en 2016).  Aujourd’hui, Miniso compte plus de 1 800 magasins répartis sur les cinq continents. Miniso est maintenant en mode de forte croissance : elle ouvre sur le globe de 80 à 100 nouveaux magasins par mois! La chaîne vise 6 000 magasins dans le monde.

Qu’est-ce que Miniso? La chaîne existe depuis 2013 et elle est le fruit d’une collaboration entre un designer japonais, qui conçoit les produits, et un investisseur chinois. Elle est basée en Chine, où sont faits les produits.

Et voilà, Miniso est maintenant arrivé à Montréal depuis la fin d’avril, au 475 de la rue Ste-Catherine Ouest, près de la rue City Councillors (quelques rues à l’est de La Baie). Je suis allé voir cette nouveauté. Voici mes commentaires.



Ce premier magasin est petit, environ 1 500 pieds carrés de surface de ventes. Mais Miniso ouvrira aussi des magasins plus grands, par exemple celui de la Place Vertu, qui ouvrira sous peu, aura une surface deux fois plus grande. Le secteur Guy Concordia aussi aura très bientôt son magasin. À titre d’information, le plus grand magasin Miniso au Canada a un peu moins de 5 000 pieds carrés.




La décoration est assez minimale, tout en blanc, avec le minimum d’images pour égayer. On souhaite donc que l’attention des gens soit portée vers les produits. On est concept jusque dans le personnel : tout le personnel du premier magasin était asiatique lors de ma visite.

On y vend quoi? Des articles de cuisine, des articles décoratifs, des produits de beauté, du petit accessoire électronique (fils, étuis et accessoires pour téléphones, mini hauts parleurs blue tooth), des articles de rangement, des jouets / peluche, des bouteilles d’eau, même des croustilles et jus asiatiques. Mais la plus grande section est en vêtements (sandales, bas, accessoires, etc.). On y trouve donc beaucoup de catégories de produits pour ce petit espace.



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Tous les produits sont uniques et exclusifs à Miniso, joli, très souvent d’esthétique japonisante, et de petite taille. Les prix varient généralement entre 3 $ et 6 $, parfois plus (ex. mini haut parleur à 16 $). On se trouve donc dans une gamme de produits où le faible prix ne freine pas l’achat, et plusieurs ventes se feront donc par impulsion.

On annonce que de nouveaux produits arriveront chaque mois chez Miniso, pour renouveler l’intérêt de ses clients. J’ai hâte de voir le magasin de Place Vertu, plus grand, pour voir ce qu’ils vont ajouter.

Le logo de la compagnie (un sac d’emplettes) est réussi.


Maintenant, on a entendu plusieurs commenter que l’arrivée de Miniso serait une menace pour Dollarama :

·      How Miniso is going to disrupt Canada's dollar store industry (canadianbusiness.com)
·         Is Dollarama about to meet its match? Miniso, Japan's $2.99-store, plans to open 500 shops (Financial Post)
·         Miniso set to shake up Canadian dollar store industry (CTV News)
·         How Miniso might just be a Dollarama disruptor in Canada (Macleans)
·         « Dollarama ciblé. Manifestement, Miniso pourrait s’attaquer à des joueurs bien établis du commerce de détail au pays. Son offre s’apparente à celle de Dollarama, Tigre Géant et Joe Fresh. » (Journal de Montréal)
·         Etc.

Qu’en est-il? Et bien non, je ne recommande pas de vendre ses actions de Dollarama à cause de Miniso, et ce, pour plusieurs raisons.

Un, Dollarama a une formidable longueur d’avance, avec près de 1 200 magasins (et continue d’en ouvrir 60-70 par an. Leur but : 1 700 magasins au Canada), contre les 500 prévus pour Miniso dans 5 ans. Les magasins de Dollarama sont aussi de trois à quatre fois plus grands (moyenne de 10 100 pieds carrés).

Deux, Dollarama s’adresse à absolument tout le monde : loin dernière nous l’époque où certains ne voulaient pas être vus chez Dollarama, car aujourd’hui presque tout le monde y va. Dollarama offre une très vaste gamme de produits de routine à bas prix (pas loin de 4 500 produits à des prix allant de 0,80 $ à 4,00 $). Plusieurs clients de Dollarama y retournent au moins une fois par semaine pour se réapprovisionner en produits de routine (alimentation, santé, hygiène, etc.). Miniso vend une gamme nettement plus limitée de produits, avec un prix moyen plus élevé (des prix allant de 3 $ à 35 $).
Mais surtout, Dollarama ne vend pas de produits design, alors que le positionnement de Miniso est la vente de produits d’esthétique japonaise. Ce qui a du bon et du mauvais pour Miniso.

Par ses produits mode et design, Miniso va se différencier très facilement de Dollarama, et va sûrement réussir son pari d’ouvrir avec succès des centaines de magasins au Canada dans les prochaines années. Cette offre de produits est unique et innovante. Allez voir un magasin, c’est intéressant.

Par contre, Miniso ne plaira pas à tous. Ça va faire fureur chez les adolescents et les jeunes adultes, ceux qui cherchent constamment des produits nouveaux et différents, mais Miniso aura beaucoup moins d’attrait pour la clientèle plus âgée. Les gens à bas revenus auront beaucoup moins d’intérêt pour Miniso que pour Dollarama. Dollarama et Miniso n’ont simplement pas les mêmes clients.

On ne sert pas les mêmes besoins non plus : les produits de Miniso ne sont pas des produits de routine ou des produits essentiels comme ceux que vend Dollarama. Miniso est ailleurs, dans le joli produit design / mode.

En fait, Miniso va prendre des ventes à une très vaste liste de magasins concurrents, de la pharmacie à H&M, de Canadian Tire à IKEA, de Walmart à Best Buy, etc., plutôt que viser spécifiquement les clients de Dollarama. Personne en fait ne devrait voir un effet négatif direct important de Miniso (sauf peut-être les vendeurs d’étuis de cellulaires dans les centres commerciaux où Miniso arrivera).

Aussi, Miniso va probablement se restreindre aux marchés urbains alors que Dollarama est souvent le roi dans de nombreuses petites villes.

Je suis donc tout à fait d’accord avec la direction de Dollarama : Dollarama ne devrait voir que peu d’effet suite à l’arrivée de Miniso. Miniso n’est pas un magasin de produits à rabais, mais un magasin de produits design pas cher.

Et préparez-vous, il y aura de plus en plus de magasins Miniso dans les centres commerciaux et les rues commerciales.

Photos : Paquin Recherche, Retail Insider

lundi 30 avril 2018

Ouverture de BMR La Shop



BMR a ouvert cette semaine le premier magasin d’une nouvelle chaine de quincaillerie urbaine, La Shop, un projet auquel j’ai eu le plaisir de collaborer.



Ce magasin de 8 500 pieds carrés est orienté vers les besoins des gens en appartement ou en condo. 

Les produits sont de petite taille, et la quincaillerie offre tous les produits requis par cette clientèle.

Une grande partie de l’offre est aussi constituée de produits de décoration. On y trouve aussi de la nourriture pour animaux (marque québécoise) et des articles ménagers. À mentionner, la quincaillerie prête aussi des outils à ses clients. On y offre aussi le service « d’hommes à tout faire ».





Ce magasin se trouve sur la rue Peel, dans le quartier Griffintown de Montréal.

Bravo à toute l’équipe, c’est très réussi!

Sources des photos : BMR

Arrivée de Décathlon au Québec - menace?


Voilà, c'est fait. La chaine française Décathlon a fait une ouverture de magasin réussie récemment le 21 avril au Mail Champlain à Brossard. C'est son premier magasin au Canada.






Ce magasin occupe une surface de ventes de l’ordre de 50 000 pieds carrés (environ 210 pieds de large par 240 pieds de profondeur, sans les courts de badminton fermés au fond), ce qui en fait une grande surface dans le domaine du sport au Québec où les magasins sont généralement beaucoup plus petits. Seuls quelques magasins combo de Sport Experts approchent de cette taille, et aussi les trois magasins Sportium (la nouvelle chaine de sports de SAIL).

En France, le magasin Décathlon moyen est plus petit, avec seulement 35 000 à 40 000 pieds carrés. L'espace en Europe coûte beaucoup plus cher et des lois limitent l'expansion des grandes surfaces, ce qu'on ne trouve pas ici. L'entreprise a aussi de petits magasins urbains pour les zones denses.

Un deuxième magasin Décathlon est aussi annoncé, cette fois à Québec, dans le mégacentre de Cominar où IKEA est actuellement en construction (IKEA ouvrira à l'été 2018). Ce mégacentre profitera de l'achalandage du géant IKEA (achalandage probable de plus de deux millions de visites par an, plus l'achalandage des autres commerces du mégacentre, dont Décathlon).



Décathlon, c'est le numéro un mondial dans le sport. Aucune autre chaine spécialisée, même américaine, ne vend plus. Le chiffre d'affaires total mondial serait de plus de 15 milliards de dollars canadiens.

Le premier magasin a ouvert ses portes en 1976 à Lille, et aujourd'hui Décathlon a plus de 1 100 magasins dans près de 40 pays. Cette entreprise ne craint donc pas d'entrer dans de nouveaux marchés. La France ne représente que 35% à 40 % du chiffre d’affaires de l'entreprise. Les autres gros marchés de Décathlon sont l’Espagne, la Chine et l’Italie (plus de 100 magasins).
Décathlon n’est pas coté en bourse et appartient à la grande famille de commerces Mulliez (les hypermarchés Auchan, les centres de rénovation Leroy Merlin, etc.).

Modèle d'affaires unique

L'entreprise vend une vaste gamme d'articles de sport à bas prix. Le modèle de Décathlon est unique : le magasin de Brossard vend 6 500 produits, et seulement leurs marques privées. Vous n'y trouverez pas de marques connues dans l'industrie du sport. Ces marques privées sont positionnées qualité ET bas prix. Cette image de bas prix est très visible en magasin.

Au Canada, la stratégie passe exclusivement par les marques privées, mais en France, Décathlon vend aussi des marques nationales. En France, la société réaliserait environ 66 % de ses ventes avec ses marques privées.

Ces marques privées sont séparées en grandes familles de produits, ex. Quechua (randonnée), Tribord (sports aquatiques), B’Twin (vélo), Caperlan (pêche), Inesis (golf), Oroks (hockey), etc. Il y a une vingtaine de grandes familles de produits en tout.

Un peu comme IKEA, en commercialisant ses propres produits, Décathlon contrôle son approvisionnement et peut donc se garantir des produits uniques et exclusifs à prix raisonnables.
La décoration est minimale, et, chose intéressante, les prix sont très souvent arrondis au dollar.




Cette entreprise est donc à priori redoutable, car les produits vendus seraient de qualité (d'après ce que les consommateurs en disent), pas chers et Décathlon miserait aussi beaucoup sur le service et les conseils en magasin.

Aussi, ce que les clients en Europe adorent est le fait qu'on peut y essayer de nombreux sports sur place. Une partie de la surface de ventes est consacrée aux différents postes d'essais répartis partout en magasin : terrain de badminton, de basketball (extérieur), allées de vélo, le green d'un golf, un mur d'escalade, et même une piscine pour tester les planches de type paddle board, etc. 






Point unique, les vêtements et les articles d’un sport sont dans la même section du magasin (ex. ballons de soccer et vêtements de soccer au même endroit). Intéressant, mais la personne qui cherche un vêtement en particulier (ex. un legging de fille) doit faire tout le magasin pour voir quels départements en offrent.

Cependant, parlant de vêtement, la mode m’a paru sans éclat. À première vue, Décathlon ne sera pas un lanceur de tendance de mode.

Aussi, compte tenu des bas prix, les chaines concurrentes qui offrent des vêtements moyen – haut de gamme ne devraient pas trop souffrir de ce nouveau concurrent.



Bien sûr, pour garder ses clients plus longtemps en magasin, Décathlon a un petit café en magasin.



Autres points à considérer

L'entreprise est très innovante (on dit que l'entreprise crée 2 800 produits par an). Ils auraient 50 chercheurs, 530 ingénieurs et 150 designers! Par exemple ce masque de plongée en apnée à respiration facile, sans buée, qui révolutionnerait l'industrie des masques de plongée (prix de vente de 35,00 $ au Mail Champlain) :



Un autre produit exclusif est la tente "deux secondes" (rapide à monter) :



En France, l'entreprise a 300 magasins et une part de marché dominante parmi les spécialistes du sport de l'ordre de 50 % (et 30 % du sport au total quand on ajoute les grandes surfaces comme les hypermarchés). Dans ce marché, le slogan de l'entreprise est « à fond, la forme » (non, non, ce n'est pas « du coup, la forme » :)  )

Les ventes sur Internet seraient de l'ordre de 4,1 % des ventes en France. Pour le moment, au Canada, les commandes Internet doivent être ramassées en magasin. Décathlon est actuellement peu agressif dans ce domaine.

Décathlon cherche aussi à être un point de rencontre du sport. On y trouve des salles de réunion, et elle offre un gymnase avec douches. On y fait aussi la réparation et l'entretien d'équipement sportif notamment dans un gros atelier de réparations de vélo.



L'Amérique du Nord

C'est un marché où le géant Décathlon n'était pas encore présent le mois dernier.

La chaîne a ouvert son premier magasin au Mexique en juin 2016 et vise maintenant l'Amérique du Nord - Montréal en avril 2018 et San Francisco le mois dernier avec un petit magasin urbain de 8 313 pieds carrés sur une rue commerciale dense au centre de la ville, nommé lab store. C'était le premier magasin dans le vaste (mais concurrentiel) marché américain. Le but de ce petit magasin est en fait de tester la réaction à divers produits et de comprendre quelles sont les approches à privilégier pour attirer le consommateur américain. Ils sont très prudents! Un premier essai aux États-Unis vers les années 2000 n'avait pas été concluant.



Après un développement lent et prudent, Décathlon accélère toutefois quand ils sentent que le marché est prêt à les recevoir (et vice versa) : en 2016, Décathlon ouvrait 164 magasins! Et 140 en 2015, dont près de 40 en Chine !

L'entreprise vise idéalement à être à moins de 20 minutes des grandes concentrations urbaines au Québec (La Presse, 19 avril 2018). On parle donc de 6 à 8 magasins dans la région de Montréal, par exemple. L'entreprise progressera probablement à la suite d'analyses de provenance de la clientèle afin de déterminer les endroits d'où proviennent ses clients et les secteurs similaires à privilégier.

Marché du sport au Québec

En plus de Décathlon, le marché des articles de sport est en grand bouleversement au Québec depuis l'automne 2015, avec l'arrivée de la grande surface en sport de SAIL : Sportium et ses magasins de 70 000 pieds carrés. Il y en a trois seulement : Rive-Sud de Montréal (St-Hubert) et Québec (Lebourgneuf) ouverts en 2015, puis Laval en 2017. Un quatrième magasin est en construction à Pointe-Claire.




Il y a aussi Sporting Life qui a annoncé son arrivée au Québec. Cette chaine de Toronto ouvrira son 11e magasin dans le quartier Dix30 de Brossard à l'automne 2018. Ce sera un magasin de près de 30 000 pieds carrés qui se trouvera près du Apple Store. Sporting Life vend du vêtement et de la chaussure d'extérieur, et de l'équipement pour escalade, ski, snowboard et vélo. Selon ce qu'ils ont annoncé, la région de Montréal pourrait recevoir trois magasins Sporting life, et l'entreprise cherche idéalement des sites de 44 000 pieds carrés. Selon une entrevue récente, les ventes moyennes d'un magasin seraient de l'ordre de 13 à 14 millions de dollars par an. Internet représente 15 % des ventes de cette entreprise.

Et enfin, on note aussi l'arrivée de la coop La Cordée dans la région de Québec, avec l'achat récent du magasin bien connu La Vie Sportive.

Il y a de l’action dans le monde du sport!

Sources des photos : Paquin Recherche et Retail Insider

lundi 13 novembre 2017

Fermeture de Sears Canada

Nouvelle importante en commerce : fermeture de Sears Canada!

Ceux qui me connaissent savent que je le dis depuis longtemps, Sears était sur le respirateur artificiel depuis pas loin de 20 ans. En effet, la compagnie ne cessait d'annoncer des same store sales négatives à chaque trimestre depuis que je suis analyste en commerce de détail, soit depuis 30 ans!

Suite à l'arrivée de Walmart au milieu des années 90', la baisse s'est accentuée : baisse du niveau de service, baisse de la qualité des magasins qui étaient devenus un fouillis, c'était assez attendu que Sears allait fermer (ou être racheté et transformé, bref ça ne pouvait pas continuer encore longtemps comme ça).

La surprise pour moi est que cette agonie a finalement duré beaucoup plus longtemps que prévu.

Certains cités dans les médias font un parallèle avec Target et disent que les propriétaires de centres commerciaux vont avoir des problèmes suite à la fermeture de Target en 2015. Juste une mise à jour pour votre information : plus de 80 % des 26 locaux de Target au Québec sont maintenant occupés (par des Walmart, Winners, Old Navy, Meubles Surplus RD, Sportium, Avril, Adonis, Canadian Tire, Urban Planet, Simons, Super-C, Réno-Dépôt, Ardenne, etc.).

En général, la fermeture de Target ne s'est donc passé pas trop mal! Ne croyez donc pas ce que certains experts qui sont cités par les médias disent, car il y a encore des commerces qui se développent et qui sont en expansion!

Toutefois, l'absorption des locaux de Sears sera probablement plus longue que celle de Target, car elle suit la fermeture de Target de 2 ans, et Sears compte plus de magasins au Québec que Target en avait (26 grands magasins, comme Target, mais avec en plus les Sears Decor).

Je considère toutefois que certains des sites sont très intéressants pour des commerces normalement implantés en freestanding, car ces magasins Sears se trouvaient souvent au bout d'un centre commercial, avec de nombreuses places de stationnements autour du magasin.

Par contre, il ne faut pas oublier que certains magasins Sears avaient deux étages. Il sera probablement possible de diviser et de ne louer qu'un étage seulement.

Pour votre information, le tableau suivant présente la liste des grands magasins Sears au Québec :

Grands magasins Sears







































Sears Decor (certains sont déjà fermés - entre autres Laval, Québec, St-Bruno, Ste-Foy):

·         Anjou Montréal 6875 Jean-Talon St E, Montréal (Anjou), QC H1S 1N2
·         Boisbriand 2300 Boul du Faubourg, Boisbriand, QC J7H 1S3
·         Brossard 8505 Boul Taschereau, Brossard, QC J4Y 1A4
·         Sherbrooke 3350 Portland Blvd, Sherbrooke, QC J1L 2A6
·         Lachenaie Terrebonne 830 Montée des Pionniers, Terrebonne, QC J6V 1N9
·         LaSalle Montréal 7101 Boulevard Newman, Montréal (LaSalle), QC H8N 1X1
·         Laval 690 Boul le Corbusier, Laval, QC H7N 6J5
·         Québec 1700 Rue Bouvier, Québec, QC G2K 1N8
·         Pointe-Claire 2365 Rte Transcanadienne, Pointe-Claire, QC H9R 5Z5
·         Saint-Bruno-de-Montarville 1155 des Promenades, Saint-Bruno-de-Montarville, QC J3V 6J6
·         Sainte-Foy 1430 Av Jules Verne, Québec (Sainte-Foy), QC G2G 2V6
·         Trois-Rivières  2950 Boul des Récollets, Trois-Rivières, QC G9A 6J2


Je crois que certains de ces sites ont une visibilité exceptionnelle, et un achalandage autour très importants.

Sears occupait des sites dans les plus importants centres commerciaux de la province. Ces sites ont souvent un vaste rayonnement sur les régions autour.

Je suis disponible pour une évaluation de ces sites, à votre convenance, soit une analyse de localisation, du potentiel de marché autour et de la concurrence autour.


lundi 12 décembre 2016

Article décembre 2016 sur la quincaillerie


Les ventes des quincailliers en hausse de 10 %
Martine Turenne | Agence QMI 
| Publié le 12 décembre 2016 à 04:00 - Mis à jour le 12 décembre 2016 à 04:00



Six mois après l’acquisition de RONA par Lowe’s, les quincailliers québécois n’ont pas senti l’onde de choc appréhendée ou du moins pas encore. Il faut dire que l’année 2016 a été excellente dans leur secteur, avec des hausses des ventes de 10 %.
«C’est du jamais vu en 10 ans! L'industrie avait bien besoin de cette croissance», dit Joël Paquin, président de Paquin Recherche et associés. Le secteur avait connu un creux de -5,5 % en 2013, avant de remonter à 6,7 % en 2015, et à 10,1 % entre le premier et le troisième trimestre de 2016.
Selon lui, l’achat de RONA par Lowe’s a évité une bataille féroce au Québec. «Lowe’s voulait s’établir au Québec de toute manière, et il aurait ouvert d’autres magasins que ceux existants, et tout le monde aurait souffert. Là, il prend une place qui était déjà occupée.»
Pas de grands changements

«L’arrivée de Lowe’s n’a pas provoqué de changement. On avait notre propre plan de match, et on l’a suivi», dit Pascal Houle chef de la direction de Groupe BMR. En 2015, Groupe BMR a été acheté par la Coop fédérée, en même temps qu’Unimat. À eux deux, ils comptent aujourd’hui 350 magasins, ce qui en fait la plus grande chaîne au Québec.
«On a eu à faire une grande intégration en 2015, poursuit Pascal Houle. On continue notre plan de croissance, on a consolidé notre réseau de fournisseurs et de marchands, on a amélioré notre logistique et le transport, car on doublait notre réseau.»
BMR est très présent en région, mais le groupe veut désormais se déployer en zone urbaine, à Montréal et à Québec. Il est ouvert à des acquisitions, ou à des ouvertures de magasins. L’expansion en Ontario, où BMR a six magasins, se poursuivra.
«Nous n’avons pas senti un gros changement, même si on reste sur nos gardes», dit de son côté Jean Laberge, président de Canac, qui possède 24 magasins au Québec.
Il n’y a pas eu de guerre de prix entre Lowe’s et Home Depôt, dit-il, «auquel cas, on aurait tous été pris dans la tempête. »
Jouer la carte québécoise?

RONA appartenant désormais à des Américains, les concurrents québécois seront-ils tentés de jouer la carte québécoise?
Le chef de la direction de Groupe BMR, dont l’entreprise est détenue à 100 % par la coopérative fédérée, entend bien miser sur cet élément.
«Oui, on va signifier qu’on est 100 % québécois. C’est une fierté pour nous. On veut s’associer avec des fournisseurs d’ici», dit Pascal Houle.
Canac ne jouera pas cette carte, assure Jean Laberge. «On ne l’a jamais fait, et on ne commencera pas. On fait nos affaires aux meilleures de nos connaissances.»
Tout le monde doit faire mieux

L’arrivée de Lowe’s force tout de même les autres bannières à bouger, estime Joël Paquin, de Paquin Recherche et Associés, une firme qui s’intéresse au commerce de détail du Québec. «Les magasins RONA vont forcément s’améliorer, ils s’inspireront de l’expérience gagnante de Lowe’s, notamment auprès des femmes. Et Lowe’s voudra améliorer le rendement de son investissement et le rendre le plus profitable possible. Ça va mettre une pression sur les autres bannières. Ce marché est de toute manière en constante évolution. »
De la musique aux oreilles des marchands affiliés

Les quelque 150 marchands affiliés RONA au Québec, dont les magasins oscillent entre 5000 et 15 000 pieds carrés, semblent ravis de leur nouveau propriétaire, selon ce qu’entend Richard Darveau, chef de la direction de l'Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction (AQMAT). «Ce qu’ils me disent, c’est qu’ils ont une très bonne relation avec les gens de Lowe’s. Ils ont des rencontres régulières avec la direction, ils se sentent écoutés. Cela dit, ils exigent des changements, ce qui n’est pas encore le cas.»
Au cours des dernières années, les marchands RONA affiliés se sont sentis un peu délaissés, poursuit-il, la direction ayant surtout la vente de l’entreprise en tête. «Les marchands ont été en mode attente. En contrepartie, ils voyaient de l’action chez BMR, chez Home Hardware, qui a su s’implanter au Québec, chez Canac. Ils sont contents de la relation avec le nouveau propriétaire, car ils s’attendaient au pire, mais ils souhaitent un vrai plan d’action pour 2017 ou 2018. Et ce n’est pas encore arrivé.»
Pas de mouvements anti fournisseurs

Richard Darveau estime que les rumeurs d’insatisfactions des fournisseurs de RONA, qui ont suivi la vente de l’entreprise à Lowe’s, n’étaient pas fondées. «Il n’y a pas de mouvement anti fournisseurs québécois chez Lowe’s, dit-il. Les habitudes d’approvisionnement du siège social de Boucherville n’ont pas changé. Quand le produit tient la route, le fournisseur québécois est favorisé.»
Pourquoi en serait-il autrement?, demande-t-il. «Le marché de la maison en est un hautement émotif et les fournisseurs offrent des produits qui conviennent à la clientèle. Ça les protège par défaut. »
Quant à savoir si le nom de Lowe’s remplacera celui de RONA, cela ne semble pas demain la veille. «Dans le doute, les propriétaires vont préférer le statu quo», dit Richard Darveau.
«Je ne pense pas que ça serait une bonne idée qu’ils deviennent des Lowe’s», poursuit Joël Paquin.
Auquel cas, cela réjouirait Jean Laberge, de Canac. «Ça serait une très bonne nouvelle pour nous, mais une erreur pour RONA.»

jeudi 15 octobre 2015

Fermeture de magasin pour Loblaws - sites disponibles!


Je porte à votre attention une nouvelle de la semaine dernière, au cas où vous ne l'auriez pas vu passer. Loblaws a annoncé (encore!) la fin de la bannière Loblaws au Québec - ces magasins seront convertis en magasins Provigo le Marché ou en Maxi.

Mais en même temps, Loblaws a plus discrètement annoncé la fermeture bientôt de sept magasins (six Loblaws et un Maxi et Cie), qui ne seront pas convertis.

Certains sont très bien situés.

Il y aura probablement une servitude empêchant l'implantation de commerces alimentaires, mais sinon, ces sites devraient être disponibles pour d'autres usages.

La taille de ces bâtiments est de l'ordre de 60 000 à 80 000 pieds carrés, mais ils peuvent bien sûr êtres divisés.


Victoriaville

En périphérie sud du centre-ville, avec stationnement


Drummondville

Sur le boulevard St-Joseph, avec Walmart comme voisin




Brossard
 

Près du Mail Champlain et du stationnement incitatif





Cowansville

Sur la rue du Sud





Montréal - Ahuntsic

Sur le boulevard Henri-Bourassa, site rare en milieu urbain, avec stationnement





Laval

Boulevard de la Concorde, site rare en milieu urbain, avec stationnement


 

Boucherville, magasin Maxi et Cie

Site sur l'autoroute 20